Ce que le relevé du 14 septembre a changé

Vitrophanie et qualité de l'air : la mesure qui dérange avenue de Muret

Le 14 septembre 2026, un capteur installé au 118 avenue de Muret a relevé 41 microgrammes de dioxyde d'azote par mètre cube en moyenne horaire, un seuil que la station de l'observatoire régional n'avait plus enregistré depuis l'hiver 2022.

Ce que le relevé du 14 septembre a changé

Le chiffre est tombé dans une boîte aux lettres numérique, celle du collectif de riverains du secteur Arènes-Route d'Espagne, à 6h12 précisément. Quarante et un microgrammes par mètre cube, mesurés sur une heure, entre le carrefour de la Briqueterie et le pont des Arènes. Le même capteur, posé en février 2025 sur un balcon du troisième étage côté cour, tournait depuis dix-neuf mois sans éveiller personne.

Depuis cette date, les habitants interrogent la mairie de quartier. Ils veulent savoir combien de temps l'épisode a duré, ce qui l'a provoqué et pourquoi la station officielle de Toulouse-Croix de Pierre, à 900 mètres plus au sud, n'a rien signalé ce matin-là. Une réunion publique s'est tenue le 18 septembre, salle du Château d'Eau, rue des Pénitents Gris.

Trois questions dominent.

Ce que le relevé du 14 septembre a changé

Le trafic, la météo et le calendrier

La première porte sur le trafic. Le compteur du pont des Arènes a enregistré 2 340 véhicules entre 7h et 8h le 14 septembre, contre 1 980 sur la même plage un lundi de juin. La deuxième porte sur la météo : vent nul, inversion thermique à 180 mètres, un couvercle posé sur la vallée de la Garonne pendant sept heures.

La troisième est politique. Le plan de circulation du secteur devait être révisé en octobre 2026. Il sera discuté le 6 novembre en conseil de quartier, avec un point d'étape annoncé par la Métropole.

Il faut noter autre chose.

Ce qui se décide maintenant

Le collectif demande l'installation de quatre capteurs supplémentaires, à la sortie du tunnel de Saint-Michel, au débouché du périphérique sur la route de Seysses, sur le terre-plein de l'avenue de Muret et le long de la ligne T2 du tramway. Il demande aussi que les relevés soient publiés chaque semaine, en open data, et non plus chaque trimestre comme aujourd'hui.

Le budget évoqué par les services techniques tourne autour de 18 400 euros pour l'achat et la maintenance annuelle du parc. Rien n'est arbitré.

Une pétition circule depuis le 16 septembre.

Une plainte, pas un contentieux

Le dépôt de plainte a été enregistré le 19 septembre auprès du parquet de Toulouse, sur le fondement de l'article L. 220-2 du code de l'environnement. Le texte vise les nuisances anormales de voisinage et la carence dans la surveillance. Le collectif s'est adressé à un avocat du barreau de Toulouse, rue du Languedoc, qui a confirmé la recevabilité pour le 2 octobre au plus tard.

« Nous ne demandons pas de fermer l'avenue, nous demandons des chiffres lisibles », explique Camille Mercier, qui coordonne le collectif depuis mars 2025. « Nous vivons ici, nous ne partons pas. »

L'enquête publique sur le projet de requalification des Arènes doit s'ouvrir en janvier 2027.

Les suites pratiques pour les riverains

En attendant, des gestes simples circulent : aérer tôt le matin ou en fin de soirée, éviter les balcons côté chaussée lors des pics, consulter la plateforme de l'observatoire régional avant une sortie sportive. Ces conseils ne remplacent ni un avis médical ni une décision publique.

Le dossier complet est consultable en mairie annexe du quartier, 1 place de la bourse du travail, du lundi au jeudi de 8h30 à 17h30 et le vendredi jusqu'à 15h00.

Contact : [email protected].

Le collectif demande l'installation de quatre capteurs supplémentaires, à la sortie du tunnel de Saint-Michel, au débouché du périphérique sur la route de Seysses, sur le terre-plein de l'avenue de Muret et le long de la ligne T2 du tramway.

Camille Mercier, Accueil

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